Site officiel de la commune de Sumène
Site officiel de la commune de Sumène

Dès la période paléolithique et néolithique, les vallées des Basses Cévennes sont habitées par les hommes préhistoriques. L'étude des tessons de poteries découvertes dans les falaises du Ranc de Bannes a permis de montrer que cette zone était habitée quatre mille ans avant notre ère. De nombreux mégalithes s'échelonnent sur les crêtes près des drailles.

  
Dès l'an 100 avant Jésus-Christ, les Romains ont occupé la région et ont construit de nombreuses voies de communication. A cette époque, le domaine Impérial romain faisait passer par Sumène la seule route et voie militaire pour aller de Ganges au Vigan. La ville est sur la route des Ruthènes, voie reliant Nîmes à Millau.
Fondée vers l'an 400 en Paroisse, conquise par les Wisigoths vers 450, Sumène fera partie du diocèse d'Arisidium ou Hierle, qui comprenait 15 paroisses de Valleraugue à Sauve.
En 750 environ, les Sarrasins ravagent le pays mais ils seront écrasés à Nîmes en 750 par Charles Martel.


 Au IXe siècle, des moines bénédictins s'installent sur la rive gauche du Rieutord et fondent le quartier de "la Coural". Ils accomplissent les travaux de déviation du Recodier et construisirent une église fortifiée qui sera ruinée à la Réforme, un cloître et un cimetière.
Ils entreprennent aussi de grands travaux afin de cultiver la vigne, le châtaignier, les céréales, l'olivier en défrichant et épierrant le territoire. Les parcelles sont implantées sur les terrasses. Ils exploitèrent également des mines de charbon de terre (mines de Sounalou). 
Au Moyen-âge, Sumène est une importante cité commerciale protégée par des remparts. La ville a une structure de village-rue s'étirant le long du chemin royal.

En l'an 1530, la ville est divisée en sept parties, appelée Clos et Barrys. Elle est entourée d'une enceinte fortifiée percée de huit portes à trois étages, formant bastion et reliées à la grande porte qui domine la ville. L'entrée vers Ganges était défendue par une tour de trois étages. A l'intérieur de l'enceinte,se trouvent le Château, siège de la justice et de la Seigneurie féodale, le four banal, la Maison Consulaire, attenante à la chapelle ST Jaume, le Clos Soubeyran, le cimetière et les rues principales qui s'appellent: Grand rue de l'Estrade, rues de la Coste, des Marchands, rue du Four, De la Molyras, de la Davalade, du Portail de Peyri.
La ville doit son essor économique à l'industrie lainière, à celle du cuir, de la tonnellerie.
Entre 1490 et 1560, la tonnellerie de Sumène vendait sa production dans tout le Languedoc pour y loger du vin mais aussi dans les ports de pêche tels Marseille ou Sète pour y conserver du thon, des anchois ou des sardines salées. La tonnellerie cévenole s'est maintenue jusqu'au 19e siècle.
Durant l'époque moderne, les idées de Réforme se diffusent dans les zones économiques florissantes.

 La population embrassa la religion protestante dont les idées sont colportées par les marchands et artisans qui traversent les Cévennes pour le négoce du tissage. La ville restera 80 ans sans prêtre et ce fut la première ville, après Nîmes à être pourvue d'un pasteur.
Elle repassera massivement au catholicisme après la Révocation de l'Edit de Nantes.
De la fin du 18e siècle au 19e siècle c'est l'âge d'or de l'économie cévenole.
Les vers à soie sont élevés dans les magnaneries et le tissage de la soie a lieu dans les filatures le long des rivières.

 
En 1760, il y a déjà dans la ville 16 métiers à soie et 67 métiers à laine. A partir de cette date, l'industrie de la filature ne cessera de se développer jusqu'en 1900 pour disparaître alors. Pendant près de 200 ans, la population a vécu de cette industrie et la moyenne de production de cocons en 1860 était de 1200 quintaux par saison. Il y aura jusqu'à 12 filatures le long du Rieutord et 30 magnaneries.
Au fil des siècles, Sumène a vécu d'une agriculture basée sur le châtaignier, l'arbre à pain par excellence,sur l'arbre d'or du vers à soie et sur l'olivier pour la production d'huile.
 En 1850, Sumène portait près de 25 hectares d'oliviers qui donnaient 8000 décalitres ou cartes d'huile. La ville était une place de négoce et de transit pour les huiles qui arrivaient de Provence et montaient en Lozère et en Aveyron.


La construction de la route reliant Ganges au Vigan au 18e siècle mit à l'écart Sumène qui cesse alors d'être un passage obligé.
La ville s'oriente aujourd'hui vers un tourisme vert et une production agricole de qualité: AOC oignons doux des Cévennes, pommes reinettes, jus de kiwis...

Pour davantage de détails pittoresques, des documents, des photos,
des cartes postales sur Sumène d'hier et d'aujourd'hui, rendez-vous sur le blog http://sumene-villagedescevennes.wifeo.com/

 

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