Site officiel de la commune de Sumène
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Né à Paris, Guillaume Kosmowski s'est installé en Cévennes en 2002.

Touche à tout, il a exercé diverses professions : réalisateur, caméraman, monteur, journaliste free lance, animateur radio, entre autres…

Tout au long de ces années, il n'a cessé d'écrire : auteur de plusieurs scénarios et nouvelles, et d’un premier roman de SF (non publié) en 1998, il devient rédacteur pigiste pour la revue d’art contemporain Cimaise (2005-2007), puis directeur de publication et rédacteur en chef pendant quatre ans de L’Aigoualité pour tous…, un magazine indépendant centré sur l’écologie et les alternatives

 

Il publie en 2015 Les écluses du temps, un thriller dystopique profondément humain et engagé.

 

"De la Drôme aux Cévennes, en passant par Paris, Lyon et la Beauce : un road-movie à la forme narrative originale dont le seul véritable héros est l'histoire qu'il raconte... un thriller dystopique derrière lequel se cache un livre profondément humain et engagé, à la fois contre le nucléaire et la nucléocratie, et contre les dérives capitalistiques de la "démocratie à l'occidentale".

 

 

En 2016 Amelle, un conte philosophique s’inscrivant dans l’univers de la fantasy. Un surprenant conte fantastique empreint de philosophie où l'illusion se révèle à la réalité, une plongée dans la grande saga des mythes et légendes. 

 

 

 

HISTOIRE DE SUMENE, des origines à la fin du 18ième sc.

Œuvre manuscrite d'Isidore Boiffils de Massanne


Docteur en Droit, Maire de Sumène, fils d’une Massanne, neveu et fils adoptif du colonel de Massanne décédé en 1878, Isidore Boiffils a légué cet ouvrage à Jean et François de Ramel, en même temps que l’Hôtel de Massanne à Sumène.

Cette histoire est documentée, attachante, familière. L’auteur l’écrit avec sincérité et impartialité. Bien sûr, certaines réflexions, certains jugements ne sont pas à la mode de notre temps. Certaines affirmations peuvent nous surprendre. Il faut les replacer dans le mouvement de pensée de cette époque. Isidore Boiffils prend parti fermement, mais il le fait sans aigreur, même si c’est avec passion."


HISTOIRE DE SUMENE de la Réforme à la Révolution  
Thèse de Mathilde CABANE, Archiviste Paléographe.

 

"Ce deuxième volet de l’Histoire de Sumène est une suite logique à celle écrite par Isidore Boiffils de Massanne en 1864 tout en étant très différente. En effet, Boiffils de Massanne nous avait livré le quotidien de Sumène et de ses habitants tel qu’il l’avait perçu et vécu. Il s’agit vraiment d’une vue «de l’intérieur», fidèle à une réalité qui a maintenant plus de deux siècles.

Mathilde Cabane aborde cette histoire en historienne, d’une façon extrêmement documentée, s’appuyant sur des recherches importantes auprès des bibliothèques et des Archives Départementales. L’Histoire qu’elle nous livre intéressera l’historien, l’étudiant mais aussi le Suménois ou tout simplement l’amateur d’histoire régionale.La vie de Sumène et de ses habitants est décortiquée, analysée et permet de mieux comprendre le passé de cette région qui a souffert des guerres de religion, de l’austérité de sa terre mais qui a toujours su redresser la tête et marquer de son empreinte l’Histoire Cévenole.

Le travail de Mathilde Cabane est bien plus qu’une thèse; c’est un témoignage vivant d’une tranche de notre Histoire, mettant en évidence l’insécurité permanente, les troubles politiques et religieux du moment et permettra, à tous ceux qui prendront le temps de la suivre, de découvrir ou mieux connaître ce petit coin des Cévennes."


HISTOIRE DE SUMENE - La Combe de Recodier
Notices Historiques sur les paroisses du Canton de Sumène
d'Isidore BOIFFILS DE MASSANNE et de l'Abbé GOIFFON




" Cette «Histoire de Sumène» est le troisième volet concernant ce petit village des Cévennes et comprend en fait deux textes: « 
La combe de Recodier », écrit par un Suménois, Isidore Boiffils de Massanne, et édité au Vigan en 1883. Il décrit les moeurs et les usages de son époque et raconte l’histoire de Sumène depuis le Moyen Âge. Le deuxième, intitulé « Notices historiques sur les paroisses du canton de Sumène » écrit par Monsieur l’Abbé Goiffon en 1873, relate les successions au sein de l’Église et ce, dans les communes de ce canton.

 



 

 

 

Sumène à l’époque de la Grande Guerre 1912 - 1923

Lorsque la guerre éclate en août 1914, la situation économique n’est pas très bonne à Sumène. La mine de charbon de Sounalou a fermé en 1909, ainsi que deux des six filatures vers 1913. Depuis 1912, le maire est Antoine Saby. Il est monarchiste, comme 80 % de ses administrés. Se sentant menacées par la République, qui progresse partout et mène une politique anticléricale, les autorités politiques et catholiques s’entendent pour conserver leur pouvoir. Elles développent des structures d’encadrement de la population de plus en plus strictes. Le conflit interrompt cette démarche. Environ 450 Suménois sont mobilisés (sur 2.350 habitants). De nombreux aspects de la vie difficile des poilus sur les fronts de France et de Grèce sont évoqués, entre autre à partir du journal de Gabriel Jacquemin, fils d’un filateur suménois. Les conditions de décès des poilus du village inscrits sur le monument aux morts sont également longuement évoquées. À l’arrière, les problèmes s’accumulent aussi : manque de main d’œuvre agricole et de travail dans les usines, réquisitions, inflation, rationnement de plus en plus strict, accueil des réfugiés, ... Tout cela est, entre autre, raconté dans le précieux cahier écrit par Maria Valette à cette époque. Enfin !!!!!!!!!, note-t-elle le 11 novembre 1918. La guerre est finie. Sumène glorifie ses héros, comme son conseiller général, le général Marchand, qui s’est fait connaître lors de la crise de Fachoda en 1898. Mais la joie passée, les hommes mobilisés ne reviennent que lentement, souvent traumatisés. La mine de Sounalou rouvre. Les bonneteries remplacent les filatures. La situation reste difficile, surtout pour les quatre-vingt-cinq mutilés, les veuves et les orphelins. Antoine Saby est accusé d’avoir mal distribué les aides sociales et de s’être enrichi durant la guerre. Il s’en défend, mais il est battu. Le comte Louis de Clercq devient maire. Il doit gérer deux gros dossiers : le legs Martin pour créer le nouvel hospice, et la construction du monument aux morts. Le 11 novembre 1923, sa double inauguration, catholique le matin, laïque l’après-midi, fait bien sûr polémique. Tous ces évènements et bien d’autres sont racontés dans ce livre de 450 pages.

 

MONESTIE, LE HUGUENOT 
de Raoul STEPHAN - 1926.
 

 

 
 

(Bulletin municipal de Sumène - 1994)

" Dans son roman "Monestié, le Huguenot", Raoul STEPHAN, décrit, vu du hameau du Pouget, le site où est bâti le bourg cévénol, qu'il a appelé du nom fictif de Sidérat mais qui est Sumène.
...
Sidérat, c'est Sumène, encadré par les sommets des Jumeaux, de Ranc de Bannes et de la Fage. Ce n'est guère qu'une longue rue dont les maisons s'étirent au long du Rieutord, au lit caillouteux, presque toujours à sec. Deux ponts : le Pont Vieux, que l'on appelait autrefois le Pont Grand, et le Pont Neuf qu'on appelle aussi le Pont Petit, font communiquer les vieux quartiers de la rive droite, reserrés entre le torrent et la montagne, et le quartier de  la Villeneuve sur la rive gauche, où se trouvent les usines et la place publique, le Plan.
...
Ce roman, épuisé en librairie et donc introuvable, raconte l'histoire d'une famille qui habite le hameau du Pouget, au-dessus de Sumène."

Article paru dans Causses & Cévennes 1967 n°2
à la mémoire de 
R. STEPHAN